Qui sont les insectes pollinisateurs sauvages (et domestiques)
Les insectes pollinisateurs représentent l’une des composantes essentielles au bon fonctionnement des écosystèmes naturels. À l’échelle mondiale, près…
On ne s’en doute pas, car on les voit peu, mais beaucoup d’animaux sont nocturnes : Près de 30% des vertébrés et plus de 60% des invertébrés, dont 95% des papillons en France Métropolitaine. Or, la pollution lumineuse dérègle la santé de ces animaux nocturnes ainsi que les cycles naturels de la nature.
Le ciel étoilé, lui, disparait. D’après le premier atlas de pollution lumineuse, 99% du territoire français et 100% de sa population sont concernés (contre 19 % des terres émergées et 62 % de la population à l’échelle mondiale). La pollution augmente de 6% chaque année.
Ce qui était autrefois une nuit naturellement sombre laisse place à un jour artificiel, auquel le vivant peine à s’adapter.
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La lumière artificielle perturbe les déplacements, la reproduction et les rythmes biologiques de nombreuses espèces.
Certains animaux, comme les oiseaux migrateurs ou les bousiers, utilisent la lune et les étoiles pour s'orienter. La lumière artificielle brouille leurs repères et les désoriente. D'autres espèces ont tendance à la fuir : elle fragmente les habitats de certaines chauves-souris, perturbe la communication des lucioles et freine le chant des crapauds. Les végétaux et les espèces diurnes sont également touchés, avec des cycles biologiques, une croissance et une floraison perturbés.
Les insectes sont les premiers impactés : s’orientant grâce à la lune, ils s'épuisent à tourner autour des sources lumineuses et deviennent plus exposés aux prédateurs. Même des insectes aquatiques (punaises, dytiques) quittent l’eau pour rejoindre des sources lumineuses.
Enfin, l’humain n’est pas épargné. Comme chez les autres mammifères, l’exposition à la lumière artificielle, notamment celle des écrans, peut perturber la production de mélatonine, l’hormone qui régule le sommeil et participe également au bon fonctionnement de notre organisme.
Limiter la pollution lumineuse ne signifie pas vivre dans le noir, mais permet d’éclairer mieux et seulement lorsque c'est nécessaire. Voici quelques gestes simples :
Bien qu’étant un animal diurne, l’homme est aussi doté d’une vision scotopique grâce à ses batônnets, du moment qu’on laisse le temps à l’œil de s’habituer à la pénombre. Faites l’expérience : marcher en pleine nuit sans éclairage sur un sentier clair à la lueur d’une pleine lune ne pose pas de difficulté pour une grande majorité de la population !
Extrait de l’article d’Abeilles en liberté « pollution lumineuse : causes, conséquences et solutions » avec Hugues Mouret
Pour finir, il faut se rappeler qu'un éclairage représente aussi un coût énergétique. Éclairer moins, c'est donc à la fois préserver le vivant et faire des économies 😉 !
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